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La Corée fait face à une nouvelle vague de COVID-19

Le pays du matin calme était pourtant bien parti dans la lutte contre le virus, mais il aura suffi d’un homme et d’une soirée pour relancer l’épidémie. Ce samedi, la Corée du Sud a été contrainte d’annoncer la fermeture de l’ensemble des bars, clubs et autres enseignes de la vie nocturne de sa capitale, Séoul.



Un homme contamine les bars du quartier d’Itaewon


Étant l’un des quartiers phare de Séoul, Itaewon est un endroit bondé, surtout en soirée. Bars, clubs, restaurants, karaokés et autres « rooms » sont envahis, chaque weekend, par de nombreux Coréens, mais également des touristes internationaux et des militaires américains, qui vivent tout près, dans une immense base. Itaewon est d’ailleurs considéré comme « le quartier des étrangers » où il est possible de goûter des cuisines diverses et de rencontrer des individus venus du monde entier, dans une ambiance débridée et festive.

Malheureusement, l’atmosphère est devenue bien sombre, à la suite d’une annonce sordide qui fait trembler les noctambules depuis près d’une semaine. La raison : un homme d’une trentaine d’années, ignorant qu’il était contaminé, a visité 5 clubs et bars, et potentiellement transmis le virus à une centaine de personnes, en l’espace d’une à peine soirée. Ce dimanche 10 mai, 34 nouveaux cas ont été recensés dans le pays, qui pensait pourtant être venu à bout de la maladie. La décision est directe et sans appel : Séoul ferme l’ensemble de ces établissements nocturnes pour une durée indéterminée.



Les leçons à en tirer


Encensée par les médias internationaux et citée comme « l’exemple à suivre », la Corée du Sud avait, dès les premiers cas, fait preuve d’une gestion remarquable. Rapidement, ils ont mis en place des tests pour contrôler la population. Une fois les malades détectés, leurs déplacements étaient tracés, à l’aide de la géolocalisation des téléphones, mais aussi des caméras de rue. Chaque personne ayant interagi avec eux était ensuite identifiée, puis isolée et testée à son tour. Une application proposait même une carte qui permettait aux citoyens de repérer les zones les plus touchées par l’épidémie.


Récemment, les mesures de distanciation sociales s’étaient assouplies, jusqu’à mener à la tragédie du weekend dernier. Un drame qui ne surprend pas tant que ça, lorsque l’on connaît l’importance que les Coréens accordent à leur vie nocturne, véritable exutoire de la pression qu’ils peuvent endurer au quotidien, et qui pourrait donner une toute autre vision de l’expression « pays du matin calme ».

Espérons que la France se servira de ce retournement de situation pour ne pas commettre les mêmes erreurs, en rouvrant certains établissements trop rapidement. L’occasion pour nous, de se rappeler qu’il faut être prudents, et que le COVID-19 n’est pas près d’être vaincu.

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